Fiche de synthèse Elèves en difficulté
Bonsoir à tous,
Voici une nouvelle fiche, non pas de lecture (je n'ai pas eu le temps de créer mon site web pour vous envoyer les liens) mais une fiche de synthèse sur les élèves en difficulté & les diverses structures créées pour leur venir en aide. Ca me paraît important pour le Capes et après, étant donné que vous avez de fortes chances d'être catapulté en Zep (désolée de briser vos rêves !).
Doc'Kro.
Elèves en difficulté : ÷ ZEP 1982, REP 1989, établissements sensibles 1992, PEP 2001.
- Le personnel a des indemnités, l’établissement a des dotations horaires supplémentaires, des postes de surveillants, des aide-éducateurs.
- Critères pour classement ZEP : CSP, élèves boursier, élèves d’origine étrangère, élève en retard scolaire de plus de 2 ans à l’entrée en 6e
- Autres critères (moins officiels) : évitement de l’établissement, hétérogénéité ou homogénéité des classes, pourcentage de demi-pensionnaires, enclavement de l’établissement, stabilité des équipes pédagogiques.
- les ZEP (zones d’éducation prioritaire) regroupent des écoles, des collèges et des lycées + structures : groupe de pilotage, responsable de zone, coordinateur, conseil de zone.
- Assises de Rouen en 1998 : mise en place des REP (réseaux d’éducation prioritaire) à la rentrée 1998, redéfinition de la carte des ZEP en 1999.
- dans les années 1990, le climat social dégradé dans certains quartiers se ressent à l’école => le ministère classe 80 puis 174 établissements sensibles (en plus des ZEP).
- PEP : postes à exigences particulières : dans des établissements du second degré, postes sur la base du volontariat : au moins 5 ans sur le poste (pour stabiliser), service d’enseignement de 16h la première année, formation d’accompagnement à la prise de fonction, primes et priorité pour mutations.
÷ accueil des enfants en grande difficulté et des handicapés =>depuis 1970, politique d’intégration. Renforcé par loi d’orientation de 1989.
% Premier degré :
- CLIS (classes d’intégration scolaire pour handicapés), depuis 1991, dans les écoles : effectif de 12 élèves, avec maître titulaire du Capsais (certificat d’aptitude pédagogique spécialisé pour l’adaptation et l’intégration scolaires). 4 types de CLIS : handicapés mentaux, auditifs, visuels, moteurs (correspondent aux options du Capsais).
- RASED (réseau d’aides spécialisées aux élèves en difficulté)
% Second degré :
- SES / SEGPA (Sections d’éducation spécialisées / devenues : Sections d’enseignement général et professionnel adapté) en collège : en tout 96 élèves, répartis par petits groupes.
- plan Handiscol, lancé 1999 => en collège les UPI (unités pédagogiques d’intégration, pour handicapés mentaux).
- LEA : lycées d’enseignement adapté, ex-EREA (établissements régionaux d’enseignement adapté).
% Etablissements spécialisés du secteur social et sanitaire :
- établissements socio-éducatifs (foyer d’aide sociale à l’enfance...)
- IMP (instituts médico-pédagogiques) : jeunes jusqu’à 14, 16, voire 18 ans.
- IMPro (instituts médico-pédagogiques professionnels) : de 12 à 18, voire 20 ans.
- Les IME (instituts médico-éducatifs) regroupent IMP et IMPRo.
÷ l’accompagnement scolaire - Charte de l’accompagnement scolaire signée en 1992 par MEN et 26 associations, et réactualisé en 2001 (à cette occasion, un guide est paru). Vise à multiplier aide aux devoirs, soutien scolaire, et montrer que l’éducation est l’affaire de tous.
- pour améliorer partenariat Ecole / accompagnement scolaire : les FAS (Fonds d’action sociale) et l’EN ont impulsé les “réseaux solidarité-école”.
- revue “16h30" éditée par FAS et CNDP => trimestriel gratuit sur accompagnement scolaire.
- le CASNAV (centre pour la scolarisation des nouveaux arrivants et des enfants du voyage) => stages enseignants / acteurs de la l’accompagnement scolaire.
- depuis 1991 : opération “Ecole ouverte” : ouverture des établissements du 2nd degré pendant les vacances scolaires (dans le cadre de l’opération VVV : Ville-Vie-Vacances) : programme d’activités éducatives, sportives, de loisirs, et d’accompagnement scolaire. ÷ la relance de l’internat dans le public - historiquement, l’internat a favorisé la bonne scolarité des enfants, notamment de milieux populaires. - plan de relance en 2000
- actuellement demande forte des parents d’élèves du 2ndaire, et peu de places offertes
- ce choix doit être un choix positif de l’élève - différent des internats-relais, qui sont destinés à des jeunes ayant des difficultés pouvant les mener à la déscolarisation ou à la violence, créés avec PJJ, personnel spécialisé. ÷ lutte contre l’illettrisme - une des priorités de Luc Ferry => dès le CP, voire la maternelle, se recentrer sur les apprentissages fondamentaux et repérer les élèves en difficulté.
- programme national : BO janvier 2003
- cette lutte s’inscrit aussi dans le temps extra-scolaire : associations, bibliothèques, centres de loisirs sans hébergement, bibliothèques et librairies spécialisées.
- partenaires-ressources dans la littérature jeunesse et les pratiques de lecture : directeurs des BDP, association “Lire et faire lire”, CRILJ (centre de recherche et d’information sur la littérature de jeunesse), festival BD d’Angoulême, prix des Incorruptibles du réseau des librairies Page, prix Chronos de la Fondation nationale de gérontologie...
÷ classes-relais (1998) et ateliers-relais (2002) - classes-relais => pour resocialisation et rescolarisation des élèves entrés dans un processus de rejet de l’institution scolaire. Accueil temporaire spécifique.
- ateliers-relais => éloigner provisoirement des collèges les élèves qui en perturbent le fonctionnement.
- NB : Aujourd’hui, on trouve aussi des modules-relais dans les collèges, en particulier dans les collèges ZEP : un groupe d’enseignants (et les documentalistes peuvent en faire partie, je sais de quoi je parle !) se réunit en commission d’Aide Educative avec les CPE, un membre de l’administration (ex. : principal adjoint) et d’autres collègues de discipline motivés. 3 fois / an, avant chaque nouvelle session, pour sélectionner les élèves. 3 sessions de module-relais / an, avec en moyenne 6 à 8 élèves par session. Ces élèves sont sortis de certains cours pour aller en module, où ils travaillent sur eux-mêmes via des « TP » artistiques (entre autres) avec un binôme de profs.