Le besion d'information

Publié le par Benoit Mariage

LE BESOIN D’INFORMATION

FORMULATION, NEGOCIATION, DIAGNOSTIC

Yves F. Le Coadic, ADBS , 1998

 

 

I) Présentation de l’auteur.

Docteur -  ingénieur, docteur d’état, Y.F. Le Coadic a travaillé dans le domaine des politiques de la recherche et de l’information scientifique et technique au Canada, aux Etats-Unis  et en France. Il est également professeur de science de l’information au conservatoire national des arts et métiers (CNAM), responsable d’une formation doctorale (DEA) dans le même domaine. Il est aussi membre du comité de rédaction du dictionnaire encyclopédique de l’information et de la communication. Il milite pour que la science de l’information  soit reconnue comme une discipline scolaire (cf. Entretien sur savoir cdi de février 2002 : http://savoirscdi.cndp.fr/metier/metier/Lecoadic/le_coadic.htm) mais aussi pour qu’il ait une agrégation de documentation. Il travaille également sur l’objet livre.

 

II) Bibliographie.

 

Usages et usagers de l’information, ADBS Nathan, 1997

La science de l’information, PUF, 2004, 3ème édition refondue

 

III) Fiche de lecture.

 

Dans un premier temps l’auteur définit puis analyse le besoin d’information. Ensuite comme l’indique le sous titre il aborde la formulation de ce besoin (la question), la négociation

(l’interaction), le diagnostic. Il complète son exposé en proposant des méthodes d’analyse de ce besoin ainsi qu’une formation à l’analyse de ce même besoin.

 

LE BESOIN D’INFORMATION

 

 Auparavant  on ne distinguait pas le besoin d’information des usages et usagers de l’information. Aujourd’hui  ces deux éléments sont étudiés séparément l’un de l’autre  car pour continuer à mesurer l’usage il faut d’abord définir ce besoin.

D’une manière générale le besoin traduit l’état d’un être par rapport à ce qui lui manque pour accomplir sa propre fin (Freud).

En science de l’information lorsqu’un usager arrive dans un système d’information, il a un besoin d’information « plus ou moins spécifié ». Posé comme un postulat, cette thèse sous-entend une hypothèse selon laquelle le besoin d’information a un statut de besoin fondamental. Ors les non usagers sont plus nombreux que les usagers. Cela signifie que ce besoin dérivé est commandé par un besoin plus fondamental. Ce besoin évolue en fonction des différentes informations rencontrées notamment quand il s’agit d’une recherche dans un environnement hypertextuel.

 

 

 

 

Typologie du besoin d’information

 

Le besoin d’information en vue de la connaissance, besoin dérivé du savoir : « les hommes ont besoin de savoir » (ARISTOTE).

Le besoin d’information en vue de l’action est dérivé : « de besoins matériels commandés par la réalisation des activités humaines, professionnelles,  individuelles ».

Ce besoin ne peut être séparé de son contexte : il est donc sociologiquement et psychologiquement déterminé. Un besoin  d’information  c’est un besoin humain culturel. Un non usage c’est un non besoin  d’information (cf AOU Le Coadic)

En bref c’est la prise de conscience chez un individu d’une « anomalie de connaissance » qui produit ce besoin d’information. « le besoin d’information est fortement déterminé par des considérations de natures cognitive, sociale et psychologique ».

 

L’ANALYSE DU BESOIN D’INFORMATION.

 

Comme l’auteur l’a souligné à de multiples reprises les études ont souvent confondu l’usage et le besoin d’information. Puisque que l’usager est censé entré dans un système d’information avec un besoin d’information, les intermédiaires ne commencent à étudier « la situation qu’une fois l’usager a réellement commencé à chercher de l’information. Dans ce cas étude de besoins d’information signifie amélioration  des performances du système.

Or les usagers ont des difficultés à formuler leurs besoins voire à utiliser des instruments de recherche comme le catalogue. En conséquence le besoin d’information ou l’information fournie ne correspondent pas aux attentes des usagers. Les études sur le besoin d’information ont souvent porté sur le besoin de produit (manuels, mono, ouvrages de réf…) et de services d’information (bibliothèque, centres de documentation) mais l’usager « veut de l’information : pas une référence, mais une réponse à sa question ! ». Une ANALYSE DE BESOIN D’INFORMATION DOIT ELUCIDER LE PROBLEME INFORMATIONNEL DE L’USAGER.

 

 

LA FORMULATION DU BESOIN D’INFORMATION

                       

 

Elle repose sur les questions posées par l’utilisateur. C’ est un indicateur des besoins d’information et donc une variable fondamentale en science de l’information. Mais dans l’approche traditionnelle l’attention est portée sur les ressources correspondantes et non la question en elle-même. D’ailleurs pour les doc, l’auteur souligne qu’ils associent une question à un document de référence ce qui s’apparente plus à un art qu’à une science. Cela  correspond à une démarche orientée émetteur.

 

 

LA NEGOCIATION DU BESOIN INFORMATIONNEL : L’interaction

 

 

Elle est au cœur de tout système d’information. Elle repose sur un échange d’information entre l’usager et un intermédiaire qui peut être un homme ou une machine. L’interaction informationnelle repose sur le dialogue, sur un échange dynamique de questions-réponses entre deux participants : pers-pers ou pers-ordi.

 L’interaction informationnelle personne-personne est un acte de communication complexe qui conduit à un échange d’information. L’intermédiaire est soit un bibliothécaire soit un documentaliste. Cette interaction doit aider l’usager à comprendre son besoin d’information.

 

°L’interaction informationnelle personne – ordinateur P-O.

 

Cet échange passe par un interface. pour comprendre cet échange il faut prendre en compte le problème de l’usager et la tâche qu’il à réaliser, les rôles respectifs des deux partenaires ( l’usager et l’ordi), les caractéristiques cognitives de l’usager, l’interface et le contenu informationnel du système.

 

° Interaction p-o-p (personne-ordinateur-personne)

 

Qualifié de « télélogue » par l’auteur.

àMédiatisée par le système électrique.

Cette interaction s’est développée avec Internet ses objectifs : transmettre, recevoir, stocker, organiser une info d’un individu à un autre ; aspect technique : repose sur l’utilisation d’un ordi, d’un logiciel, d’un réseau, de terminaux, de périphériques cf les mails.

 

 

LE DIAGNOSTIC DU BI.

 

C’est un processus de résolution de problème, met en œuvre des logiques hypothético – déductives et abductivesà c’est la connaissance de l’usager, de son environnement quotidien. Il faut prendre en compte les problèmes psychologiques et sociologiques qui amènent l’usager à rechercher de l’information.

à Pour formaliser le BI on peut faire des tests.

 

LES METHODES D’ANALYSES 

 

 

Doivent permettre de saisir le BI dans son contexte, méthodes directs, de terrain : observation, entretien

 

LA FORMATION A L’ANALYSE DU BI.

 

On doit apprendre à être interactif, à faire des systèmes d’information interactifàil faut des compétences informationnelles comme savoir accueillir et dialoguer.

 

CONCLUSION

 

Il faut former les professionnels de l’information à ces méthodes, leur faire acquérir de nouvelles compétences interactives et diagnostiques qui sont hélas peu abordées en formation

à Il faut enseigner le besoin d’information et son analyse.

 

L’enseignant documentaliste pour observer et analyser le besoin d’information peut mener des enquêtes sur les démarches des élèves notamment lors de leur recherche sur le web. Mais il, est vrai que c’est difficile puisqu’en général les élèves viennent avec des « tâches prescrites » (Tricot), c'est-à-dire avec des travaux scolaires.

LE BESOIN D’INFORMATION

FORMULATION, NEGOCIATION, DIAGNOSTIC

Yves F. Le Coadic, ADBS , 1998

 

 

 

 

 

I) Présentation de l’auteur.

 

Docteur -  ingénieur, docteur d’état, Y.F. Le Coadic a travaillé dans le domaine des politiques de la recherche et de l’information scientifique et technique au Canada, aux Etats-Unis  et en France. Il est également professeur de science de l’information au conservatoire national des arts et métiers (CNAM), responsable d’une formation doctorale (DEA) dans le même domaine. Il est aussi membre du comité de rédaction du dictionnaire encyclopédique de l’information et de la communication. Il milite pour que la science de l’information  soit reconnue comme une discipline scolaire (cf. Entretien sur savoir cdi de février 2002 : http://savoirscdi.cndp.fr/metier/metier/Lecoadic/le_coadic.htm) mais aussi pour qu’il ait une agrégation de documentation. Il travaille également sur l’objet livre.

 

II) Bibliographie.

 

Usages et usagers de l’information, ADBS Nathan, 1997

La science de l’information, PUF, 2004, 3ème édition refondue

 

III) Fiche de lecture.

 

Dans un premier temps l’auteur définit puis analyse le besoin d’information. Ensuite comme l’indique le sous titre il aborde la formulation de ce besoin (la question), la négociation

(l’interaction), le diagnostic. Il complète son exposé en proposant des méthodes d’analyse de ce besoin ainsi qu’une formation à l’analyse de ce même besoin.

 

LE BESOIN D’INFORMATION

 

 Auparavant  on ne distinguait pas le besoin d’information des usages et usagers de l’information. Aujourd’hui  ces deux éléments sont étudiés séparément l’un de l’autre  car pour continuer à mesurer l’usage il faut d’abord définir ce besoin.

D’une manière générale le besoin traduit l’état d’un être par rapport à ce qui lui manque pour accomplir sa propre fin (Freud).

En science de l’information lorsqu’un usager arrive dans un système d’information, il a un besoin d’information « plus ou moins spécifié ». Posé comme un postulat, cette thèse sous-entend une hypothèse selon laquelle le besoin d’information a un statut de besoin fondamental. Ors les non usagers sont plus nombreux que les usagers. Cela signifie que ce besoin dérivé est commandé par un besoin plus fondamental. Ce besoin évolue en fonction des différentes informations rencontrées notamment quand il s’agit d’une recherche dans un environnement hypertextuel.

 

 

 

 

Typologie du besoin d’information

 

Le besoin d’information en vue de la connaissance, besoin dérivé du savoir : « les hommes ont besoin de savoir » (ARISTOTE).

Le besoin d’information en vue de l’action est dérivé : « de besoins matériels commandés par la réalisation des activités humaines, professionnelles,  individuelles ».

Ce besoin ne peut être séparé de son contexte : il est donc sociologiquement et psychologiquement déterminé. Un besoin  d’information  c’est un besoin humain culturel. Un non usage c’est un non besoin  d’information (cf AOU Le Coadic)

En bref c’est la prise de conscience chez un individu d’une « anomalie de connaissance » qui produit ce besoin d’information. « le besoin d’information est fortement déterminé par des considérations de natures cognitive, sociale et psychologique ».

 

L’ANALYSE DU BESOIN D’INFORMATION.

 

Comme l’auteur l’a souligné à de multiples reprises les études ont souvent confondu l’usage et le besoin d’information. Puisque que l’usager est censé entré dans un système d’information avec un besoin d’information, les intermédiaires ne commencent à étudier « la situation qu’une fois l’usager a réellement commencé à chercher de l’information. Dans ce cas étude de besoins d’information signifie amélioration  des performances du système.

Or les usagers ont des difficultés à formuler leurs besoins voire à utiliser des instruments de recherche comme le catalogue. En conséquence le besoin d’information ou l’information fournie ne correspondent pas aux attentes des usagers. Les études sur le besoin d’information ont souvent porté sur le besoin de produit (manuels, mono, ouvrages de réf…) et de services d’information (bibliothèque, centres de documentation) mais l’usager « veut de l’information : pas une référence, mais une réponse à sa question ! ». Une ANALYSE DE BESOIN D’INFORMATION DOIT ELUCIDER LE PROBLEME INFORMATIONNEL DE L’USAGER.

 

 

LA FORMULATION DU BESOIN D’INFORMATION

                       

 

Elle repose sur les questions posées par l’utilisateur. C’ est un indicateur des besoins d’information et donc une variable fondamentale en science de l’information. Mais dans l’approche traditionnelle l’attention est portée sur les ressources correspondantes et non la question en elle-même. D’ailleurs pour les doc, l’auteur souligne qu’ils associent une question à un document de référence ce qui s’apparente plus à un art qu’à une science. Cela  correspond à une démarche orientée émetteur.

 

 

LA NEGOCIATION DU BESOIN INFORMATIONNEL : L’interaction

 

 

Elle est au cœur de tout système d’information. Elle repose sur un échange d’information entre l’usager et un intermédiaire qui peut être un homme ou une machine. L’interaction informationnelle repose sur le dialogue, sur un échange dynamique de questions-réponses entre deux participants : pers-pers ou pers-ordi.

 L’interaction informationnelle personne-personne est un acte de communication complexe qui conduit à un échange d’information. L’intermédiaire est soit un bibliothécaire soit un documentaliste. Cette interaction doit aider l’usager à comprendre son besoin d’information.

 

°L’interaction informationnelle personne – ordinateur P-O.

 

Cet échange passe par un interface. pour comprendre cet échange il faut prendre en compte le problème de l’usager et la tâche qu’il à réaliser, les rôles respectifs des deux partenaires ( l’usager et l’ordi), les caractéristiques cognitives de l’usager, l’interface et le contenu informationnel du système.

 

° Interaction p-o-p (personne-ordinateur-personne)

 

Qualifié de « télélogue » par l’auteur.

àMédiatisée par le système électrique.

Cette interaction s’est développée avec Internet ses objectifs : transmettre, recevoir, stocker, organiser une info d’un individu à un autre ; aspect technique : repose sur l’utilisation d’un ordi, d’un logiciel, d’un réseau, de terminaux, de périphériques cf les mails.

 

 

LE DIAGNOSTIC DU BI.

 

C’est un processus de résolution de problème, met en œuvre des logiques hypothético – déductives et abductivesà c’est la connaissance de l’usager, de son environnement quotidien. Il faut prendre en compte les problèmes psychologiques et sociologiques qui amènent l’usager à rechercher de l’information.

à Pour formaliser le BI on peut faire des tests.

 

LES METHODES D’ANALYSES 

 

 

Doivent permettre de saisir le BI dans son contexte, méthodes directs, de terrain : observation, entretien

 

LA FORMATION A L’ANALYSE DU BI.

 

On doit apprendre à être interactif, à faire des systèmes d’information interactifàil faut des compétences informationnelles comme savoir accueillir et dialoguer.

 

CONCLUSION

 

Il faut former les professionnels de l’information à ces méthodes, leur faire acquérir de nouvelles compétences interactives et diagnostiques qui sont hélas peu abordées en formation

à Il faut enseigner le besoin d’information et son analyse.

 

L’enseignant documentaliste pour observer et analyser le besoin d’information peut mener des enquêtes sur les démarches des élèves notamment lors de leur recherche sur le web. Mais il, est vrai que c’est difficile puisqu’en général les élèves viennent avec des « tâches prescrites » (Tricot), c'est-à-dire avec des travaux scolaires.

LE BESOIN D’INFORMATION

FORMULATION, NEGOCIATION, DIAGNOSTIC

Yves F. Le Coadic, ADBS , 1998

 

 

 

 

 

I) Présentation de l’auteur.

 

Docteur -  ingénieur, docteur d’état, Y.F. Le Coadic a travaillé dans le domaine des politiques de la recherche et de l’information scientifique et technique au Canada, aux Etats-Unis  et en France. Il est également professeur de science de l’information au conservatoire national des arts et métiers (CNAM), responsable d’une formation doctorale (DEA) dans le même domaine. Il est aussi membre du comité de rédaction du dictionnaire encyclopédique de l’information et de la communication. Il milite pour que la science de l’information  soit reconnue comme une discipline scolaire (cf. Entretien sur savoir cdi de février 2002 : http://savoirscdi.cndp.fr/metier/metier/Lecoadic/le_coadic.htm) mais aussi pour qu’il ait une agrégation de documentation. Il travaille également sur l’objet livre.

 

II) Bibliographie.

 

Usages et usagers de l’information, ADBS Nathan, 1997

La science de l’information, PUF, 2004, 3ème édition refondue

 

III) Fiche de lecture.

 

Dans un premier temps l’auteur définit puis analyse le besoin d’information. Ensuite comme l’indique le sous titre il aborde la formulation de ce besoin (la question), la négociation

(l’interaction), le diagnostic. Il complète son exposé en proposant des méthodes d’analyse de ce besoin ainsi qu’une formation à l’analyse de ce même besoin.

 

LE BESOIN D’INFORMATION

 

 Auparavant  on ne distinguait pas le besoin d’information des usages et usagers de l’information. Aujourd’hui  ces deux éléments sont étudiés séparément l’un de l’autre  car pour continuer à mesurer l’usage il faut d’abord définir ce besoin.

D’une manière générale le besoin traduit l’état d’un être par rapport à ce qui lui manque pour accomplir sa propre fin (Freud).

En science de l’information lorsqu’un usager arrive dans un système d’information, il a un besoin d’information « plus ou moins spécifié ». Posé comme un postulat, cette thèse sous-entend une hypothèse selon laquelle le besoin d’information a un statut de besoin fondamental. Ors les non usagers sont plus nombreux que les usagers. Cela signifie que ce besoin dérivé est commandé par un besoin plus fondamental. Ce besoin évolue en fonction des différentes informations rencontrées notamment quand il s’agit d’une recherche dans un environnement hypertextuel.

 

 

 

 

Typologie du besoin d’information

 

Le besoin d’information en vue de la connaissance, besoin dérivé du savoir : « les hommes ont besoin de savoir » (ARISTOTE).

Le besoin d’information en vue de l’action est dérivé : « de besoins matériels commandés par la réalisation des activités humaines, professionnelles,  individuelles ».

Ce besoin ne peut être séparé de son contexte : il est donc sociologiquement et psychologiquement déterminé. Un besoin  d’information  c’est un besoin humain culturel. Un non usage c’est un non besoin  d’information (cf AOU Le Coadic)

En bref c’est la prise de conscience chez un individu d’une « anomalie de connaissance » qui produit ce besoin d’information. « le besoin d’information est fortement déterminé par des considérations de natures cognitive, sociale et psychologique ».

 

L’ANALYSE DU BESOIN D’INFORMATION.

 

Comme l’auteur l’a souligné à de multiples reprises les études ont souvent confondu l’usage et le besoin d’information. Puisque que l’usager est censé entré dans un système d’information avec un besoin d’information, les intermédiaires ne commencent à étudier « la situation qu’une fois l’usager a réellement commencé à chercher de l’information. Dans ce cas étude de besoins d’information signifie amélioration  des performances du système.

Or les usagers ont des difficultés à formuler leurs besoins voire à utiliser des instruments de recherche comme le catalogue. En conséquence le besoin d’information ou l’information fournie ne correspondent pas aux attentes des usagers. Les études sur le besoin d’information ont souvent porté sur le besoin de produit (manuels, mono, ouvrages de réf…) et de services d’information (bibliothèque, centres de documentation) mais l’usager « veut de l’information : pas une référence, mais une réponse à sa question ! ». Une ANALYSE DE BESOIN D’INFORMATION DOIT ELUCIDER LE PROBLEME INFORMATIONNEL DE L’USAGER.

 

 

LA FORMULATION DU BESOIN D’INFORMATION

                       

 

Elle repose sur les questions posées par l’utilisateur. C’ est un indicateur des besoins d’information et donc une variable fondamentale en science de l’information. Mais dans l’approche traditionnelle l’attention est portée sur les ressources correspondantes et non la question en elle-même. D’ailleurs pour les doc, l’auteur souligne qu’ils associent une question à un document de référence ce qui s’apparente plus à un art qu’à une science. Cela  correspond à une démarche orientée émetteur.

 

 

LA NEGOCIATION DU BESOIN INFORMATIONNEL : L’interaction

 

 

Elle est au cœur de tout système d’information. Elle repose sur un échange d’information entre l’usager et un intermédiaire qui peut être un homme ou une machine. L’interaction informationnelle repose sur le dialogue, sur un échange dynamique de questions-réponses entre deux participants : pers-pers ou pers-ordi.

 L’interaction informationnelle personne-personne est un acte de communication complexe qui conduit à un échange d’information. L’intermédiaire est soit un bibliothécaire soit un documentaliste. Cette interaction doit aider l’usager à comprendre son besoin d’information.

 

°L’interaction informationnelle personne – ordinateur P-O.

 

Cet échange passe par un interface. pour comprendre cet échange il faut prendre en compte le problème de l’usager et la tâche qu’il à réaliser, les rôles respectifs des deux partenaires ( l’usager et l’ordi), les caractéristiques cognitives de l’usager, l’interface et le contenu informationnel du système.

 

° Interaction p-o-p (personne-ordinateur-personne)

 

Qualifié de « télélogue » par l’auteur.

àMédiatisée par le système électrique.

Cette interaction s’est développée avec Internet ses objectifs : transmettre, recevoir, stocker, organiser une info d’un individu à un autre ; aspect technique : repose sur l’utilisation d’un ordi, d’un logiciel, d’un réseau, de terminaux, de périphériques cf les mails.

 

 

LE DIAGNOSTIC DU BI.

 

C’est un processus de résolution de problème, met en œuvre des logiques hypothético – déductives et abductivesà c’est la connaissance de l’usager, de son environnement quotidien. Il faut prendre en compte les problèmes psychologiques et sociologiques qui amènent l’usager à rechercher de l’information.

à Pour formaliser le BI on peut faire des tests.

 

LES METHODES D’ANALYSES 

 

 

Doivent permettre de saisir le BI dans son contexte, méthodes directs, de terrain : observation, entretien

 

LA FORMATION A L’ANALYSE DU BI.

 

On doit apprendre à être interactif, à faire des systèmes d’information interactifàil faut des compétences informationnelles comme savoir accueillir et dialoguer.

 

CONCLUSION

 

Il faut former les professionnels de l’information à ces méthodes, leur faire acquérir de nouvelles compétences interactives et diagnostiques qui sont hélas peu abordées en formation

à Il faut enseigner le besoin d’information et son analyse.

 

L’enseignant documentaliste pour observer et analyser le besoin d’information peut mener des enquêtes sur les démarches des élèves notamment lors de leur recherche sur le web. Mais il, est vrai que c’est difficile puisqu’en général les élèves viennent avec des « tâches prescrites » (Tricot), c'est-à-dire avec des travaux scolaires.

LE BESOIN D’INFORMATION

FORMULATION, NEGOCIATION, DIAGNOSTIC

Yves F. Le Coadic, ADBS , 1998

 

 

 

 

 

I) Présentation de l’auteur.

 

Docteur -  ingénieur, docteur d’état, Y.F. Le Coadic a travaillé dans le domaine des politiques de la recherche et de l’information scientifique et technique au Canada, aux Etats-Unis  et en France. Il est également professeur de science de l’information au conservatoire national des arts et métiers (CNAM), responsable d’une formation doctorale (DEA) dans le même domaine. Il est aussi membre du comité de rédaction du dictionnaire encyclopédique de l’information et de la communication. Il milite pour que la science de l’information  soit reconnue comme une discipline scolaire (cf. Entretien sur savoir cdi de février 2002 : http://savoirscdi.cndp.fr/metier/metier/Lecoadic/le_coadic.htm) mais aussi pour qu’il ait une agrégation de documentation. Il travaille également sur l’objet livre.

 

II) Bibliographie.

 

Usages et usagers de l’information, ADBS Nathan, 1997

La science de l’information, PUF, 2004, 3ème édition refondue

 

III) Fiche de lecture.

 

Dans un premier temps l’auteur définit puis analyse le besoin d’information. Ensuite comme l’indique le sous titre il aborde la formulation de ce besoin (la question), la négociation

(l’interaction), le diagnostic. Il complète son exposé en proposant des méthodes d’analyse de ce besoin ainsi qu’une formation à l’analyse de ce même besoin.

 

LE BESOIN D’INFORMATION

 

 Auparavant  on ne distinguait pas le besoin d’information des usages et usagers de l’information. Aujourd’hui  ces deux éléments sont étudiés séparément l’un de l’autre  car pour continuer à mesurer l’usage il faut d’abord définir ce besoin.

D’une manière générale le besoin traduit l’état d’un être par rapport à ce qui lui manque pour accomplir sa propre fin (Freud).

En science de l’information lorsqu’un usager arrive dans un système d’information, il a un besoin d’information « plus ou moins spécifié ». Posé comme un postulat, cette thèse sous-entend une hypothèse selon laquelle le besoin d’information a un statut de besoin fondamental. Ors les non usagers sont plus nombreux que les usagers. Cela signifie que ce besoin dérivé est commandé par un besoin plus fondamental. Ce besoin évolue en fonction des différentes informations rencontrées notamment quand il s’agit d’une recherche dans un environnement hypertextuel.

 

 

 

 

Typologie du besoin d’information

 

Le besoin d’information en vue de la connaissance, besoin dérivé du savoir : « les hommes ont besoin de savoir » (ARISTOTE).

Le besoin d’information en vue de l’action est dérivé : « de besoins matériels commandés par la réalisation des activités humaines, professionnelles,  individuelles ».

Ce besoin ne peut être séparé de son contexte : il est donc sociologiquement et psychologiquement déterminé. Un besoin  d’information  c’est un besoin humain culturel. Un non usage c’est un non besoin  d’information (cf AOU Le Coadic)

En bref c’est la prise de conscience chez un individu d’une « anomalie de connaissance » qui produit ce besoin d’information. « le besoin d’information est fortement déterminé par des considérations de natures cognitive, sociale et psychologique ».

 

L’ANALYSE DU BESOIN D’INFORMATION.

 

Comme l’auteur l’a souligné à de multiples reprises les études ont souvent confondu l’usage et le besoin d’information. Puisque que l’usager est censé entré dans un système d’information avec un besoin d’information, les intermédiaires ne commencent à étudier « la situation qu’une fois l’usager a réellement commencé à chercher de l’information. Dans ce cas étude de besoins d’information signifie amélioration  des performances du système.

Or les usagers ont des difficultés à formuler leurs besoins voire à utiliser des instruments de recherche comme le catalogue. En conséquence le besoin d’information ou l’information fournie ne correspondent pas aux attentes des usagers. Les études sur le besoin d’information ont souvent porté sur le besoin de produit (manuels, mono, ouvrages de réf…) et de services d’information (bibliothèque, centres de documentation) mais l’usager « veut de l’information : pas une référence, mais une réponse à sa question ! ». Une ANALYSE DE BESOIN D’INFORMATION DOIT ELUCIDER LE PROBLEME INFORMATIONNEL DE L’USAGER.

 

 

LA FORMULATION DU BESOIN D’INFORMATION

                       

 

Elle repose sur les questions posées par l’utilisateur. C’ est un indicateur des besoins d’information et donc une variable fondamentale en science de l’information. Mais dans l’approche traditionnelle l’attention est portée sur les ressources correspondantes et non la question en elle-même. D’ailleurs pour les doc, l’auteur souligne qu’ils associent une question à un document de référence ce qui s’apparente plus à un art qu’à une science. Cela  correspond à une démarche orientée émetteur.

 

 

LA NEGOCIATION DU BESOIN INFORMATIONNEL : L’interaction

 

 

Elle est au cœur de tout système d’information. Elle repose sur un échange d’information entre l’usager et un intermédiaire qui peut être un homme ou une machine. L’interaction informationnelle repose sur le dialogue, sur un échange dynamique de questions-réponses entre deux participants : pers-pers ou pers-ordi.

 L’interaction informationnelle personne-personne est un acte de communication complexe qui conduit à un échange d’information. L’intermédiaire est soit un bibliothécaire soit un documentaliste. Cette interaction doit aider l’usager à comprendre son besoin d’information.

 

°L’interaction informationnelle personne – ordinateur P-O.

 

Cet échange passe par un interface. pour comprendre cet échange il faut prendre en compte le problème de l’usager et la tâche qu’il à réaliser, les rôles respectifs des deux partenaires ( l’usager et l’ordi), les caractéristiques cognitives de l’usager, l’interface et le contenu informationnel du système.

 

° Interaction p-o-p (personne-ordinateur-personne)

 

Qualifié de « télélogue » par l’auteur.

àMédiatisée par le système électrique.

Cette interaction s’est développée avec Internet ses objectifs : transmettre, recevoir, stocker, organiser une info d’un individu à un autre ; aspect technique : repose sur l’utilisation d’un ordi, d’un logiciel, d’un réseau, de terminaux, de périphériques cf les mails.

 

 

LE DIAGNOSTIC DU BI.

 

C’est un processus de résolution de problème, met en œuvre des logiques hypothético – déductives et abductivesà c’est la connaissance de l’usager, de son environnement quotidien. Il faut prendre en compte les problèmes psychologiques et sociologiques qui amènent l’usager à rechercher de l’information.

à Pour formaliser le BI on peut faire des tests.

 

LES METHODES D’ANALYSES 

 

 

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