du dialogue
J'ai souvent du mal à exercer mon esprit critique quand je lis pour la première fois un texte écrit par un seul auteur, alors j'écris cet article pour engager une réflexion sur les moyens de résoudre ce problème. Comment développer notre capacité de lecture?
J'essaierai de montrer qu'un des meilleurs entraînements possibles est l'analyse de débats ou de dialogues en tout genre.
Une des principales raisons de mes difficultés est que je fais une sorte de "pacte de confiance" avec l'auteur, au sens où, même si je butte sur certains arguments, je prends le parti de les "accepter", non comme des "valeurs de vérité", mais comme des étapes essentielles de son raisonnement, et j'essaie de voir jusqu'où cela peut me mener. En résumé*, pour mieux m'approprier le sens d'un texte, je ne m'arrête pas à toutes les variables du discours, sinon, il deviendrait quasiment impossible de faire ressortir l'idée que ces variables structurent.
Or, dans le cadre de la préparation au CAPES, pour cause évidente de gestion du temps, je distingue deux types de textes:
--> ceux que je crois nécessaires de relire (les plus séminaux comme le rapport Durpaire, la loi d'orientation de 1989 et de 2005...)
--> ceux que j'estime inutile de relire
C'est pour cette deuxième catégorie que j'ai le plus de problèmes à cause de:
1) mon manque d'entraînement
2) mon "pacte" initial de lecture
(Est-ce ma faute si j'accorde d'emblée autant d'importance à des documents de source secondaire, voire tertiaire? N'est ce pas faire montre de peu d'expertise et de discernement?
Est-ce ma faute, lecteur, si j'écoute de la même oreille un agent de service qu'un prof de français, parce que dans mon expérience d'enseignant, j'ai autant appris des deux? Par exemple, une des actions dont je suis le plus satisfait a été d'intégrer dans un atelier de poésie une personne qui ne faisait pas partie de l'équipe pédagogique (en CES à l'intendance); son approche auprès des élèves concernés a été si positive qu'elle continue d'animer le club depuis 3 ans (son emploi s'est pérennisé)... et moins de courir de remplacement en remplacement...
Bon, je m'écarte du sujet, je deviens trop personnel, et je vais finir par me dire que ce n'est plus un article que j'écris, mais une auto-psychanalyse (et pourquoi le cheminement de sa propre réflexion ne devrait-il pas être exposé au grand jour? Cela ne rendrait-il pas la communication plus effective si on ne se bridait pas en permanence?) Bon! J'arrête cette parenthèse. C'est que je dois subir l'influence de Nadia dont la fraîcheur de ton sur le forum a fait du bien).
Je pense que pour avoir un accès plus rapide et plus simple aux grandes thèmes de la documentation et de l'éducation, c'est de lire des débats
--> approche plus communicative
--> argument, contre-argument, synthèse
--> possibilité de résumer en marge l'argument de chacun (on apprécie d'autant plus la réplique à un argument qu'on a compris l'argument précédent, non?)
--> permet d'exercer notre esprit de synthèse sur des "blocs" moins longs, et surtout plus fonctionnels...
(et voilà, j'ai tellement blablater que je n'ai plus la force de rédiger ce qui pourtant était le sujet de cet article....)
Il serait intéressant d'éditer une liste de documents ainsi organisés
A titre d'exemple:
sur les finalités de l'Ecole, Deux voix pour une Ecole, X.Darcos & P.Meirieu (débat animé par Marielle Court), Desclée de Brouwer, 2003
Ca se lit facilement; de plus c'est passionnant d'entendre des personnes si passionnées sur le sujet, et qui s'expriment avec une telle finesse, rien de tel pour aiguiser sa réflexion que l'approche synthétisante et visionnaire de ces deux figures)
Darcos, plutôt axé sur les savoirs, la République... à droite
Meirieu plutôt axé pédagogie, développements... à gauche (juste pour donner une idée en gros des oppositions...)
Ou alors il existe une autre formule, (comme quand Benoît avait proposé en annexe du lien pour le rapport Durpaire un lien vers une page de réactions de la part de documentalistes):
les débats ou les interviews de E-doc, où des textes sont proposés à la réflexion des documentalistes inscrits sur la liste de diffusion, et dont les auteurs répondent aux réactions de chacun
ne surtout pas rater Contre les images saintes de la politique documentaire, Le Coadic, et La prise de conscience du besoin d’information : une compétence documentaire fantôme ? (André Tricot)
Voilà, bon, je vais me faire un petit café
Michael, et parce qu'il faut un peu d'humour, aussi souvent que possible, dans nos communications...

Cette image est libre de droit (à condition de ne pas la modifier et... de citer l’ADDNB ("Dessin de Subito pour l’Addnb http://www.addnb.fr")
* Au passage, on m'a fait part d'une technique des plus efficaces pour s'entraîner à résumer un texte:
J'aurai compris un texte quand je serai capable de le résumer:
1) en 2 mots
2) en 10 mots
3) en 50 mots
4) en 100 mots
5) en 250 mots
J'essaierai de montrer qu'un des meilleurs entraînements possibles est l'analyse de débats ou de dialogues en tout genre.
Une des principales raisons de mes difficultés est que je fais une sorte de "pacte de confiance" avec l'auteur, au sens où, même si je butte sur certains arguments, je prends le parti de les "accepter", non comme des "valeurs de vérité", mais comme des étapes essentielles de son raisonnement, et j'essaie de voir jusqu'où cela peut me mener. En résumé*, pour mieux m'approprier le sens d'un texte, je ne m'arrête pas à toutes les variables du discours, sinon, il deviendrait quasiment impossible de faire ressortir l'idée que ces variables structurent.
Or, dans le cadre de la préparation au CAPES, pour cause évidente de gestion du temps, je distingue deux types de textes:
--> ceux que je crois nécessaires de relire (les plus séminaux comme le rapport Durpaire, la loi d'orientation de 1989 et de 2005...)
--> ceux que j'estime inutile de relire
C'est pour cette deuxième catégorie que j'ai le plus de problèmes à cause de:
1) mon manque d'entraînement
2) mon "pacte" initial de lecture
(Est-ce ma faute si j'accorde d'emblée autant d'importance à des documents de source secondaire, voire tertiaire? N'est ce pas faire montre de peu d'expertise et de discernement?
Est-ce ma faute, lecteur, si j'écoute de la même oreille un agent de service qu'un prof de français, parce que dans mon expérience d'enseignant, j'ai autant appris des deux? Par exemple, une des actions dont je suis le plus satisfait a été d'intégrer dans un atelier de poésie une personne qui ne faisait pas partie de l'équipe pédagogique (en CES à l'intendance); son approche auprès des élèves concernés a été si positive qu'elle continue d'animer le club depuis 3 ans (son emploi s'est pérennisé)... et moins de courir de remplacement en remplacement...
Bon, je m'écarte du sujet, je deviens trop personnel, et je vais finir par me dire que ce n'est plus un article que j'écris, mais une auto-psychanalyse (et pourquoi le cheminement de sa propre réflexion ne devrait-il pas être exposé au grand jour? Cela ne rendrait-il pas la communication plus effective si on ne se bridait pas en permanence?) Bon! J'arrête cette parenthèse. C'est que je dois subir l'influence de Nadia dont la fraîcheur de ton sur le forum a fait du bien).
Je pense que pour avoir un accès plus rapide et plus simple aux grandes thèmes de la documentation et de l'éducation, c'est de lire des débats
--> approche plus communicative
--> argument, contre-argument, synthèse
--> possibilité de résumer en marge l'argument de chacun (on apprécie d'autant plus la réplique à un argument qu'on a compris l'argument précédent, non?)
--> permet d'exercer notre esprit de synthèse sur des "blocs" moins longs, et surtout plus fonctionnels...
(et voilà, j'ai tellement blablater que je n'ai plus la force de rédiger ce qui pourtant était le sujet de cet article....)
Il serait intéressant d'éditer une liste de documents ainsi organisés
A titre d'exemple:
sur les finalités de l'Ecole, Deux voix pour une Ecole, X.Darcos & P.Meirieu (débat animé par Marielle Court), Desclée de Brouwer, 2003
Ca se lit facilement; de plus c'est passionnant d'entendre des personnes si passionnées sur le sujet, et qui s'expriment avec une telle finesse, rien de tel pour aiguiser sa réflexion que l'approche synthétisante et visionnaire de ces deux figures)
Darcos, plutôt axé sur les savoirs, la République... à droite
Meirieu plutôt axé pédagogie, développements... à gauche (juste pour donner une idée en gros des oppositions...)
Ou alors il existe une autre formule, (comme quand Benoît avait proposé en annexe du lien pour le rapport Durpaire un lien vers une page de réactions de la part de documentalistes):
les débats ou les interviews de E-doc, où des textes sont proposés à la réflexion des documentalistes inscrits sur la liste de diffusion, et dont les auteurs répondent aux réactions de chacun
ne surtout pas rater Contre les images saintes de la politique documentaire, Le Coadic, et La prise de conscience du besoin d’information : une compétence documentaire fantôme ? (André Tricot)
Voilà, bon, je vais me faire un petit café
Michael, et parce qu'il faut un peu d'humour, aussi souvent que possible, dans nos communications...

Cette image est libre de droit (à condition de ne pas la modifier et... de citer l’ADDNB ("Dessin de Subito pour l’Addnb http://www.addnb.fr")
* Au passage, on m'a fait part d'une technique des plus efficaces pour s'entraîner à résumer un texte:
J'aurai compris un texte quand je serai capable de le résumer:
1) en 2 mots
2) en 10 mots
3) en 50 mots
4) en 100 mots
5) en 250 mots
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