Fiche de lecture du best-seller ;-) "Les CDI des lycées et collèges" - première partie
Bonjour à tous,
Etant passée par là, je sais qu'on vous demande de lire des dizaines de livres avant le jour fatidique de l'écrit, puis de les mémoriser et bien sûr de s'en reservir habilement pour étayer vos réponses (Question pour un champion, acte I, scène 1 ;-)...).
Bref, je suis solidaire et j'ai donc créé une nouvelle catégorie : FICHES, où je déposerai régulièrement une de mes fiches de lecture, de livres plus ou moins incontournables (ceci étant subjectif).
Voici donc aujourd'hui un best-seller indispensable que vous êtes tous obligés de potasser pour les écrits puis les oraux, j'ai nommé : Les CDI des lycées et collèges, de Françoise Chapron ! (Première partie uniquement, la 2e dans un autre article)
J'ai tenté de le déposer en fichier attaché, mais votre blog ne les accepte pas en .doc ou .rtf ; et je n'ai pas créé de site web pour vous diriger dessus via un lien. Vous allez donc avoir un article de 18 pages à lire. Mea culpa ! (Si quelqu'un a une solution à me proposer pour les fois suivantes, je suis preneuse).
Doc' Kro.
Les CDI des lycées et collèges
Françoise Chapron, 2001
- CDI : une des inovat° majeures ds l’enseignement secondaire.
Son influence est parfois limitée ms il introduit un espace éducatif commun ouvert à ts ds l’EPLE.
- Elèves = acteurs de leur éducation ; autoformation, réalisation de travaux (inter)disciplinaires… La transmission orale du savoir ss forme de cours magistral ne suffit plus.
- Dvpt massif des TIC → circulation rapide de l’info, diversification des supports documentaires… A terme, ces nvx modes de communication appellent à changer profondément la pédagogie.
- Hoy, le CDI a acquis légitimité et reconnaissance de son utilité.
- « De tt temps l'hm a utilisé pour ses activités […] des documents que le + svt il se procurait lui-même. Le besoin documentaire a tjs été lié aux activités de ceux qui voulaient savoir davantage, faire davantage, en bref progresser. » Le document et l’info, Marcel Sire, 1975. (Ouvrage de cf dès sa sortie).
- Depuis 1945 : l’école subit de nbx mutations. L’audiovisuel + TV aident à créer une Ecole parallèle dt on se méfie.
- Histoire des CDI : récente (40 ans), très liée aux évolutions de l’Ecole, de la société et au volontarisme des divers acteurs.
Première partie :
Naissance et développement des CDI
Chapitre I : Des bibliothèques centrales des lycées à la généralisation des CDI
Développer la lecture, promouvoir l’usage de la documentation : la coexistence bibliothèques/services de documentation (SDI)
Les bibliothèques scolaires : une place mineure jusqu’en 1945
- 1958 : 1er Centre Local de Documentation Pédagogique au lycée Janson-de-Sailly.
- A partir du 17e s. : bibliothèques à vocation scolaire ds les collèges des Jésuites ; ds les lycées au 19e s. Destinées initialement aux élèves, elles évoluent vers un fond spécialisé, pour les professeurs.
- Arrêté du 1er juin 1862 : création de bibliothèques scolaires ds les écoles primaires, avec prêt de livres aux enfants et à leur famille → notion d’éducation populaire : « Bibliothèques populaires des Ecoles publiques ». 43000 en 1942… ms chute au 20e s.
- A partir de 60’s : réelle structuration des bibliothèques publiques. En 45 : situation médiocre.
- USA : Melvil Dewey, créateur de la Classificat° Décimale de Dewey, 1876 ; pionnier de la bibliothéconomie.
- A l’exception d’expériences issues des mvts pédagogiques de Freinet, Montessori, Cousinet, Ferrière, Decroly ; l’école de J. Ferry donne priorité aux leçons et cours magistraux.
- 1984 : création des Bibliothèques Centres Documentaires ds les écoles primaires.
- 1879 : Musée pédagogique, pour présenter le matos d’enseignement en usage. Le Bureau Universel de Statistiques, ancêtre de l’ONISEP, y est rattaché en 1936.
- 1950 : CNDP, puis les CRDP, CDDP et CLDP…
- 1956 : Institut Pédagogique National, qui donne les fonctions des centres de documentation pédagogiques.
Classes nouvelles et bibliothèques centrales
- Après la 2e guerre mondiale : réorganisation de l’Education Nationale.
- 1946-1947 : plan Langevin-Wallon, projet de réforme globale de l’enseignement. L’Ecole est conçue en fonction de : enfants + âge + aptitudes. Crée 3 degrés d’enseignement avec 3 cycles ds chaque. Dvpe des méthodes actives issues de l’éducation nvlle ; affirme que l’Ecole doit « former l’hm, le travailleur, le citoyen » (tjs en vigueur depuis !).
- L’inspectrice Odette Brunschwig encourage la création de bibliothèques centrales ds les lycées (différentes des b. spécialisées ou scolaires) : fonction culturelle forte, lecture documentaire possible, ouverture à la littérature jeunesse.
Promouvoir l’usage du document dans l’enseignement
- Priorité des entreprises et organismes de recherche, désormais : la mise à disposition d’une littérature grise actualisée ; importance de la capacité à rechercher, traiter et diffuser l’info pertinente répondant aux besoins des usagers → favorise le dvpt de la profession de documentaliste.
- 1932 : création du 1er enseignement de la documentation en Fce, par l’Un° Fçse des Organismes de Documentation.
1946 : 1er promotion de documentalistes professionnels → Dès lors, la séparation bibliothécaire/documentaliste est nette.
- Les bibliothèques des profs : 1eresacquisitons de documents et appareils audiovisuels ; complétant les manuels scolaires, revues professionnelles et dotations scientifiques. Mal organisées.
- Circulaire du 13 octobre 1952 : Le rôle de la documentat° ds le 2e degré → étape décisive, avec l’introduction du document comme support pédagogique de travail pour les élèves. Elle cherche « la format° de l’esprit aux méthodes d’enquête et de redécouverte, à la méthode historique qd elle est praticable, parce qu’elles obligent à partir du fait, du document, au lieu de retrouver ceux-ci comme instruments de vérification ou de contrôle aux termes d’une pensée dogmatique et déductive ».
- L’explosion documentaire commence en 50’s.
- 1958 : l’inspecteur général André Jacotin et le proviseur Marcel Sire ouvrent le 1er CLDP au lycée J-de-S.
- 1962 : les CLDP deviennent Services de Documentat° et d’Informat°. Buts : info administrative + pédagogique à disposition des profs, gestion du matos audiovisuel, enrichissement du fonds documentaire.
Grâce à M. Sire, devenu inspecteur général de la vie scolaire, un discours + novateur et pédagogique se dvpe en 60’s.
- 10/02/1962 : circulaire « Instruction générale concernant le service de documentation des établissements scolaires » → définit le service et ses règles, précise la documentation pédago qu’il doit y avoir.
- 1963 : la réforme Fouchet met en place les Collèges d’Enseignement Secondaires (afflux démographique). 1968 : 8% collèges ont un SDI.
- 60’s : SDI sont dotés de textes, personnels, règles ; intègrent les bibliothèques des lycées.
La création des CDI
- 1973-1974 : SDI deviennent CDI. Le dvpt du travail indépendant + les rapports successifs depuis 1968 contribuent à ce chgt. (Ils sont censés accueillir 10% des élèves de l’établissement !!)
- Les mots « service » = documentaliste gestionnaire , « centre » = éducateur (selon M. Sire).
- Centralisation des ressources documentaires. CDI = relais de l’info venue de l’extérieur (période où l’Ecole veut « s’ouvrir sur la vie »).
- Ex. : Centre d’Autodocumentat° du Collège de Marly-le-Roi où le travail sur documents a une place centrale et « obligatoire », 1eres séances d’initiation aux techniques documentaires.
- Juillet 1973 : 1er rapport sur les objectifs et moyens nécessaires des centres documentaires, par Georges Tallon.
- Note septembre 1974 : « Le centre de documentation et d’information, son rôle, son fonctionnement » ; « le CDI est un moyen privilégié sinon indispensable », responsabiliser les élèves par un travail + autonome, travail en équipe…
G. Tallon a fixé ici les finalités de dvpt des CDI jusqu’à hoy et a exprimé la volonté ministérielle d’articuler dvpt des CDI et rénovation pédagogique. Cette note cible les 7 fct° du CDI : technique, accueil, info générale, relations publiques, loisirs, info scolaire et professionnelle, pédagogique ( en partenariat avec l’équipe administrative et pédagogique).
- 01/1973 : création FADBEN (Claude Péquignot) ; CEDIS et sa revue Intercdi (Roger Cuchin).
- 1975 : 2e rapport de Tallon : 25,5% établissements ont un CDI. Variété des statuts du personnel.
- Volonté statut spécifique et reconnu pour les documentalistes.
- 1977 : Circulaire de Tallon = reprise officielle de sa note de 1974.
- 1977 : Pédagogie et documentation, de Jean Hassenforder et Geneviève Lefort ; expériences de travail indépendant et nbx comptes rendus d’expérience en CDI.
- 05/1978 : manifeste de la FADBEN car ras-le-bol… Dit : le CDI doit être lieu de choix multiples et positifs + lieu de recherche et de format° pour les élèves.
- A partir de 1979 : affectation de profs en surnombre et voie de reconversion → la profession en subit encore les csq.
- 1980 : possibilité d’une base de données bibliographiques au CDI, avec l’aide des micro-ordis. 95% des lycées ont un CDI contre à peine 50% des collèges.
- Formation succinte, pas de réelle préparation au métier.
- 1981 à 1989 (socialisme) : nvlle réflexion pédagogique globale ds le système éducatif, au cœur de laquelle les CDI et documentalistes sont sollicités.
- 1982 : Rapport de l’inspecteur (Educat° et vie scolaire) Georges Quencez : analyse fine de 100 CDI (lycées, LEP, collèges) sur l’ensemble de leurs activités.
Synthèse : 3 types CDI : le doc juste magasinier de bibliothèque ; CDI = centre de ressources doc ; CDI = agent de la rénovation pédagogique.
Propositions : plan pluriannuel d’équipement, recrutement et formation plus attentifs, 2 documentalistes par CDI, crédits et reconnaissance du statut, contre la reconversion de profs.
- 1982 : MAFPEN = Mission Académique à la Formation des Personnels de l’Education Nationale (après rapport d’André de Peretti).
- La concept° du module III rassemble membres FADBEN + enseignants + doc de CRDP + spécialistes documentaires + chercheurs ; présidé par Brigitte Chevalier. → 1 : cf aux sciences cognitives, à l’acte de lexique et aux procédures d’évaluation multiples. 2 : Pose le principe de travail en binôme doc/prof sur l’ensemble du processus de recherche doc + l’évaluation du pdt final. 3 : Multiplication stages formation académiques pour les doc, prémices d’une formation continue, formation initiale renforcée.
- 1983 : rapport Legrand sur la rénovation des collèges.
- Quels chgts / à 1977 ?:
Centrée sur l’activité du doc bibliothécaire (non la description des fonctions CDI). Montre la contribution accrue CDI à la rénovation pédagogique en cours, la place croissante des nvlls technologies, la nécessité d’ouverture sur le monde + société. Réaffirme rôle pédagogique du doc ds corps enseignant. 4 missions :
« Initiation et formation des élèves à la recherche doc » ; « Son action est tjs étroitement liée à l’activité pédagogique de l’établissement » ; « Il participe à l’ouverture de l’établissement » ; « Il est responsable du centre de ressources documentaires multimédia ».
Pb : aspect cumulatif des tâches !
- 1982 : ZEP.
- 1983 : CLEMI (car volonté de donner de l’importance aux technologies et au monde des médias).
La loi d’orientation de 1989 : un plan pour les CDI, un statut pour leurs responsables
- 10/07/1989 : loi d’Orientation → CDI : au service de la dynamique de rénovation, participe aux 3 objectifs : droit à l’éducation pour tous ; accroître l’égalité des chances (CDI structure privilégiée de soutien à la lecture…) ; l’élève est au centre du processus éducatif.
CDI = lieu d’apprentissage de la responsabilité et des technologies nvlls, s’inscrit ds projet d’établissement. Généralisation des CDI.
- Nom exact : CAPES de Sciences et techniques de la documentat°. Créé en 1989. Modifié en 2001.
- Augmentation des postes, reconnaissance statutaire et professionnelle ; élévation du niveau de connaissances et de qualif ;, + de format° initiale ; + de professionnalisation.
Mais : nb de postes insuffisant / aux nvx besoins (ECJS, TPE, IDD, PPCP) ; la bivalence gestion/pédagogie brouille les rapports et rôles…
Chapitre II : Les CDI aujourd’hui : disparités et paradoxes
- Faire un état des lieux des CDI et de leurs activités, tracer le profil et les attentes de leurs responsables + des usagers : difficile, car les études, enquêtes et statistiques disponibles sont partielles et parfois contradictoires. (Nbx rapports depuis 70’s, svt différents)
- 1987 : rapport de Michel Poupelin. Autre en 1994 = le plus récent, sur le rôle pédagogique des CDI ds 42 établissements de 8 académies.
- Nb exact de CDI ? CDI officiels et ceux « officieux » (un ½ poste, etc.) → Hoy : tous les lycées généraux et professionnels ont un CDI, mais pas tous les collèges : les pts collèges ruraux st en manque de postes officiels à temps complet.
- Origine disciplinaire des doc. : surtout lettres-linguistique-philo, histoire-géo-lgs ; ds les scientifiques : biologie-géologie.
- 1985 : les Travaux d’Utilité Publique.
- 1990 : Contrats Emploi Solidarité.
- 1995 : emplois jeunes d’aides-éducateurs.
- Subalternes, mal rénumérés, ss format° → formés par les doc en poste → surcharge de travail, capacité d’encadrement variable… Mais allègent le travail de gestion (saisie, prêt, traitement matériel).
- 1992 : accords Lang-Cloupet : les docs d’enseignement privé ont mêmes droits que ds le public. CAFEP = CAPES.
- 1991: CAPES A option documentation, pour les CDI en lycée agricole (350 CDI et documentalistes).
- Aucune enquête globale.
- Surfaces et capacités d’accueil variables : 100m2 pour les pts collèges, 200m2 pour les + gros.
- Equipements : les équipements mobiliers en matos audiovisuel et informatique ont subi une grosse mutation…
- Hoy : ligne téléphonique ds ts les CDI ; possibilités de contrôle de coûts.
- Parc audiovisuel renouvelé (TV, magnétoscopes, magnétophones, projecteurs de diapos ou CD-photos).
- L’équipement de salles spécialisées s’est dvpée depuis une 10aine d’années, allégeant la charge de gestion du parc audio. que de nbx doc assuraient jusqu’en 80’s.
- CDI a équipements perso., et pt nb d’appareils empruntables pour les profs n’ayant pas de salles spécialisées.
- Ds tout CDI : logiciel de recherche doc = BCDI, Mémolog, Diderot-Poybase, Superdoc. 4/5 postes élèves, davantage en lycée. Les lecteurs de cédéroms se multiplient depuis 5 ans, comme les connexions à Internet, initiées par le plan Allègre.
- Fonds documentaires : nvx supports (cédéroms et vidéos, numérique) au détriment des diapos, concurrencées par les CD-photos. Davantage de littérature jeunesse ms tjs les ouvrages « littéraires classiques ».
- Abonnements aux journaux et revues d’actu (générale et spé.) ; usuels (de + en + sur support multimédia) ; ouvrages documentaires.
- Moyens financiers : gde corrélat° entre l’effectif, la taille du CDI et les crédits alloués. Collèges : budget par le conseil général, lycées par le conseil régional.
- Abonnements = part importante du budget CDI. Les crédits ne couvrent pas l’ensemble des dépenses effectuées en documentation pédagogique : achats de logiciels, équipements informatiques viennent de ressources externes ; financés par projet et attribués par la collectivité territoriale.
- « Le CDI, cet obscur objet du désir »…Attentes, pratiques diverses voire divergentes selon les usagers.
- 1er partenaires de l’activité du doc, même si les élèves = public privilégié.
Les relations doc/profs conditionne fonctionnement + activités du CDI. Du prestataire de service au partenaire pédagogique de statut et de compétence pédagogique…
Le CDI : lieu d’info et de ressources pour le prof :
- Rapport 1994 : 81% profs viennent régulièrement s’informer au CDI sur des questions pédagos, les nouveautés, lire la presse, emprunter (ouvrages et audio., revues, matos qqs fois), demander de préparer un dossier doc ou une sélect° thématique pour préparer un cours, voire infos pratiques pour une sortie. → CDI = service d’appoint administratif et d’info. (miss° des 1er SDI !!).
- Participation à l’enrichissement du fonds doc : variable.
Les CDI : lieu de travail individuel des élèves :
- Accueil, curiosité, lecture détente des élèves… CDI = bibliothèque modernisée (fct°culturelle) ou perm’ améliorée.
Le CDI : lieu de travail pédagogique :
Plusieurs degrés :
- Le prof y envoie les élèves effectuer seuls les recherches ponctuelles utiles pour le cours → rôle de relais, d’aide individualisée et ponctuelle.
- Le prof vient avec ses élèves travailler sur un thème au CDI. Travail préparé et le doc participe → doc = « adjoint » pédagogique apportant sa compétence documentaire et sa connaissance des ressources.
- Le prof est partenaire d’un projet pédago ds lequel s’inscrit le doc, avec des objectifs spécifiques → Concertation préalable des 2, doc = collègue spé et complémentaire.
Fréquentation du CDI varie selon la discipline des profs : lettres surtout, H-G. Scientifiques, disciplines technologiques et professionnelles : moins
- CDI : encore trop svt, surtout en lycée, une bibliothèque-médiathèque et perm’ améliorée…
Obstacles à la fréquentat° :
- Diversifiées, mais type d’établissement, contexte socioculturel, incitation des profs, organisation de l’espace CDI, personnalité du doc et modalités d’accès y sont pour bcp…
- Rapport 1994 : 70% collégiens sont initiés au fonctionnement du CDI.
Mais :
- Poids des contraintes matérielles = pbs emploi du temps donc pas de plages horaires libres ; pb horaires d’ouverture (lycées à 2 docs y arrivent mieux), pb nb de places.
- Refus du CDI, lieu scolaire = concerne élèves en difficulté ou refus scolaire, surtout ds lycées professionnels ou collèges de zones difficiles.
Les usagers du CDI :
Collège : surtout 6e/5e ; + disparate en lycée.
- CDI vu comme lieu de recherche de docs (fonction principale selon les élèves). En collège : très lié au travail demandé par les profs. L’équipement en ressources multimédia est un attrait supplémentaire.
- CDI vu comme lieu d’info, qui correspond à une quête perso, moins scolarisée, liée aux goûts perso, à la lecture de journaux et revues.
- CDI vu comme lieu de lecture : lire sur place, emprunter sont 2 possibilités très appréciées... La lecture-loisir est très prisée, notamment chez les 6e/5e.
- CDI vu comme lieu de détente et de refuge, aidé par le calme (relatif) ; le confort, la présence d’ordis + postes d’écoute de cassettes audio + de visionnement de vidéos.
Parmi les + jeunes ou les établissements difficiles, la gestion de certains élèves pose pb : comportement, indiscipline, difficulté à rester ds le calme…
Ce qu’attendent les élèves du documentaliste :
Guide, aide personnalisée ds tts les matières, enseignant transdisciplinaire… :
- Une personne ressource, qui les initie et les guide ds le « maquis » doc, leur propose des (res)sources variées et adaptées …
- Un prof à part, car bcp ne savent pas que c’est un enseignant et ne le voient comme tel que lors des activités pédagos (notamment TPE et compagnie).
- Le doc est avec le CPE, l’un des personnels les + dépendants du chef d’établissement : ts les textes réglementaires stipulent que « le doc est placé ss l’autorité directe du chef d’établissement » (ici, circulaire du 12/03/1975). Source de conflits : le temps de service du doc face à la volonté d’ouverture max. du CDI par le chef d’établissement.
- Pour certains c. d’ét., le CDI = permanence annexe pour réguler les flux d’élèves ou y mettre les élèves exclus (ex. : pb foulard !) → Risque de paralysie max. du CDI…
- Surtout du rôle pédagogique du CDI… Ds les gds lycées, le CDI = bibliothèque + lieu de travail individuel. ≠ En ZEP, le travail d’équipe et l’obligation d’innovation pédagogique face aux besoins des élèves nécessite l’implication forte du doc ds le projet d’établissement.
- Place du CDI, autonomie du doc : très liées au dynamisme du c. d’ét. et au rôle qu’il veut leur faire jouer ds la politique d’établissement.
- Ambiguïté et multiplicité des missions, hétérogénéité des recrutements avt CAPES, pèsent sur la construction d’une identité professionnelle cohérente.
- Identité professionnelle liée aux missions, dont les circulaires ont longtemps entretenu confus° entre lieu et responsables du CDI.
- Accumulation des missions : secrétariat pédagogique ; promo de la lecture, de l’audiovisuel, du travail autonome, des pratiques de la rénovation pédago (80’s) ; vitrine (N)TIC(E) … Multiplicité de fonctions complémentaires ou contradictoires.
- Au quotidien : parcellisation des activités ds le temps (interruptions permanentes des tâches voire des séquences pédago !).
- Ce que devrait être leur CDI selon leurs doc :
Lieu de ressources, riche et divers ; lieu d’apprentissage scolaire et social, outil pédago pluri/interdisciplinaire indispensable à l’élève ; lieu d’accueil et de communication ; lieu d’autonomie et de responsabilisation, d’apprentissage vie collective, autoformation et autonomie.
- Leurs missions essentielles :
Gestion du lieu ressource ; promo de la lecture ; fonction culturelle ; fonction pédago (formation à la recherche doc, etc.). Mission transversale et interdisciplinaire.
- Décalage entre cette identité revendiquée et celle attribuée par les autres acteurs de l’établissement.
- L’effet « génération » :
bibliothécaire ≠ documentaliste (« 3e gpe » : les jeunes ayant le CAPES !). Gestionnaires face aux pédagogues ?
FIN DE LA PREMIERE PARTIE !